Edito du mois de février 2018

Carême 2018

Cette année, comment pouvons-nous faire du Carême un temps favorable pour « marcher ensemble à la suite de Jésus » ?

Et d’abord que signifie cette marche ? Pour le comprendre il suffit de regarder l’attitude de Jésus dans ce que nous rapportent les évangiles. Marchant sur les chemins de la Palestine, il est ouvert à tous ceux qu’il rencontre : il ne tourne pas la tête, il se laisse importuner, même par des enfants. Et bien souvent il prend l’initiative de rencontrer des gens, comme la Samaritaine. Il répond à leurs questions, et il répond à leurs difficultés, il soulage leurs maux.
Ne pouvons-nous pas faire de même ? Prendre soin de ceux qui sont sur le bord du chemin ? Pour cela il faut commencer par partir, par sortir de chez soi, et par sortir de soi pour ouvrir notre regard vers les autres, et en particulier vers ceux que nous ne connaissons pas encore. Quand on marche, on découvre toujours des choses nouvelles ; qu’allons-nous découvrir cette année ? Comment faire des découvertes ?

En réponse à une interrogation de Thomas, Jésus lui a répondu : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jn 14, 6). Suivre ce chemin, rechercher la vérité et la vie, c’est toute l’année que nous pouvons le faire, mais le Carême n’est-il pas un moment privilégié ? En quoi est-ce un temps fort ? Pour mieux suivre ce chemin, chaque année, pendant ce temps, l’Eglise nous appelle à renforcer notre vigilance pour la prière, le jeûne et l’aumône. C’est toujours la même chose, mais c’est cela la pédagogie : savoir répéter sans lasser. La prière pour bien nous recentrer sur le Christ et son Père ; le jeûne pour nous libérer de nos pesanteurs ; l’aumône pour répondre à l’attente de ceux que nous rencontrons dans notre marche.

C’est aussi l’invitation que nous transmet le CCFD-Terre Solidaire. Pour que nous soyons ouverts sur les autres, suivant l’exemple de Jésus, il nous demande de porter notre attention sur nos différences. Il nous appelle à dépasser nos préjugés envers ceux qui ont besoin de notre aide, surtout dans les pays pauvres. Il nous invite à voir les différences comme autant de richesses qui permettent des relations renouvelées avec les autres, pour mieux tisser ensemble une Terre solidaire. Comme Jésus sur les chemins de Palestine, prenons le temps de découvrir l’autre.

L’équipe des Blagis du CCFD-Terre Solidaire

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