Compte-rendu du mercredi de St Stanislas du 9 mars 2016 consacré à l’encyclique Laudato si

Dans son chapitre 5, le pape François trace « Quelques lignes d’orientation et d’action ». Deux d’entre elles ont été abordées :

L’immédiateté (le pape parle avec force du « drame de l’immédiateté »). C’est le reflet du manque de temps : toujours aller plus vite, ce qui est une contrainte, et non une aide pour les décisions. Elle se manifeste :

En matière politique. Le souci d’être élu conduit à privilégier la réponse aux problèmes de l’instant. Pour les dirigeants, le souci de l’image publique (avec les sondages) prévaut sur l’action à long terme.

En matière économique, avec la recherche du profit immédiat, car la Bourse et les fonds de pension exigent de plus en plus de rendement. Cette orientation masque l’incidence de certains problèmes vitaux comme le recyclage des déchets et l’impact de certains produits phytosanitaires et de médicaments trop vite mis sur le marché.

En matière de consommation. Les gens modifient leurs comportements par manque de temps et sous l’impact de la publicité qui promeut la nouveauté plus que la qualité. Exemple de l’achat de plats cuisinés, avec leurs défauts : goût, ingrédients, excès de sel ou de sucre. La recherche du prix le plus bas est privilégiée avec ses conséquences néfastes sur les producteurs (agricoles notamment). Cela conduit aussi à la production de biens de faible qualité, de faible durée de vie, incitant aux délocalisations d’industries.

La continuité en matière de politique écologique

Le pape insiste sur la nécessité de cette continuité. Mais comment faire, alors que la mondialisation tend à réduire les normes pour libéraliser l’action des entreprises ? Par des taxes sur l’utilisation de matières non renouvelables ? Par le renforcement des normes de sécurité ? En décentralisant les lieux de décision ? Par l’aménagement du territoire (mais en France on à supprimé le Commissariat au plan…) ?

 

Les religions dans le dialogue avec les sciences 

Les questions posées étaient : Tout progrès de la science est-il bon pour l’homme ? Notre foi, notre regard chrétien doivent-ils s’exercer pour l’orienter ? Questions importantes qui n’ont pu être abordées faute de temps.

(d’après les notes d’Yves Kervaon ; réunion préparée par le conseil économique de la paroisse)

Comments are closed.