Méditation du Ier Dimanche de Carême (RV)

Le Père jésuite Rigobert Kyungu, nous introduit à présent à la méditation avec les lectures du Ier Dimanche de Carême :

A la lumière des lectures de ce premier dimanche de carême, nous pouvons méditer sur le baptême, qui est le fondement de notre vie chrétienne. En effet, nous ne revenons pas assez souvent sur cette étape importante de notre vie de foi ; le temps de carême peut nous réveiller et nous aider à y réfléchir.

La première lecture revient sur la tragédie du déluge. Et d’après saint Pierre, dans la deuxième lecture, les eaux du déluge annonçaient celles de notre baptême. En effet, le baptême est une plongée dans la mort et la résurrection de Jésus, afin de quitter le vieil homme, pour revêtir le nouveau. Le baptême nous purifie de nos péchés et nous fait naître à une vie nouvelle ; nous devenons ainsi des fils et des filles de Dieu. Recevoir le baptême c’est donc effectuer le passage de la mort à la vie, du péché à la vie de grâce. Le baptême est fondamentalement une expérience de conversion.

La conversion dont il est question ne doit pas rester au niveau du signe extérieur du baptême. Quand  Jésus nous invite à nous convertir, il nous demande en même temps de croire à la Bonne Nouvelle, c’est-à-dire d’adhérer à sa parole, de l’écouter et de la mettre en pratique. La mise en pratique de la parole n’est pas toujours évidente pour nous, à cause de nos faiblesses. Mais lorsque nous avons recours à l’Esprit Saint que Dieu nous donne dans le baptême, nous pouvons y parvenir. En effet, nous ne laissons pas assez agir l’Esprit en nous. Si nous lui laissions un peu plus d’espace, il nous aiderait davantage. Dans la Lettre aux Galates, Saint Paul nous exhorte fermement à nous laisser conduire par l’Esprit (Gal 5, 25).

Saint Marc, dans l’Evangile, nous rapporte qu’après son baptême, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit ; il y est resté, pendant quarante jours et était tenté par Satan. Quarante jours est une expression pour parler d’un grand nombre de jours. En fait, ces tentations de Jésus au désert symbolisent toutes les tentations de sa vie terrestre, jusqu’à sa mort. Pour nous aussi, les tentations nous poursuivront en cette vie jusqu’à notre mort, mais grâce à la force de l’Esprit reçu lors du baptême, et grâce à l’écoute assidue de la parole, nous pourrons les vaincre, car nous en avons le pouvoir.

Prions donc, frères et sœurs, afin qu’en ce temps de carême, nous soyons davantage conscients de nos engagements baptismaux ; puissions-nous nous mettre à l’écoute de Dieu, comme Jésus au désert. Puisse le Seigneur renouveler en nous le don de son Esprit et nous rendre capables de témoigner de son amour, et de vaincre les tentations de ce monde.

 

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