Ecologie et Création : Quand écologie et foi se rencontrent

Compte-rendu de la réunion d’échange du mercredi 4 mars

« Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Eden pour qu’il le travaille et le garde. » Gen 2, 15

La réunion a commencé par la lecture, par le père Luc, du texte d’Evangile (Mt 6, 25-34) qui comporte des phrases comme « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, (…) et votre Père céleste les nourrit» et « Ne vous faites pas de souci pour demain : (…) à chaque jour suffit sa peine. » Ce texte permettait de mettre nos échanges dans une perspective de confiance, même si le souci du lendemain ne pouvait pas être évacué…

Les 13 participants ont échangé en trois groupes, sur les questions suivantes (en caractère bleu : quelques notes prises au cours des échanges) :

1) Comment comprenons-nous les deux phrases de N. Hulot ?

  •       1a   « L’homme pense pouvoir indûment détacher sa branche de l’arbre de la Création. »
  •       1b  « Les inégalités sont le premier facteur de destruction de la nature. Mais il ne faut pas   s’y résigner. »

1-a)  Quand nous surexploitons la Nature, nous perdons notre solidarité avec les autres, nous nous détachons de l’arbre de la Création. // Prise de conscience par les humains qu’on ne peut pas braver la Nature comme on l’a fait dans le passé. // L’homme perd sa solidarité avec la Création ; nous sommes en charge de la planète : à nous de la travailler, mais pas de l’exploiter exagérément.

1-b)  Ceux qui ont le pouvoir et la richesse s’octroient l’essentiel du bien commun. Quant aux pauvres, ils utilisent la nature pour survivre. // Destruction de terres dans les pays sous-développés pour répondre à la demande des pays riches ; spoliation de terres en Afrique et en Amérique latine. // Exploitation des pauvres (travail illégal) avec destruction de la nature. Course à la consommation dont le moteur est l’inégalité : c’est un facteur de destruction.

2) Est-ce que nos gestes quotidiens contribuent à détruire notre « magnifique planète » ? Lesquels ? Comment ?

« Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l’humanité qui  l’habite. La Terre est notre maison commune et nous sommes tous frères. » (Pape François)

Des gestes qui contribuent à détruire notre magnifique planète : en consommant trop, en ne recyclant pas les objets. // Voitures, eau, emballages. // Sensibiliser les gens, mais pas pour culpabiliser (la phrase du pape François est positive, pas culpabilisante). Il y a des gestes individuels et des actions collectives (plus importantes, elles prennent appui sur des actions individuelles). Rechercher plus de sobriété (ex : modes de déplacement) et retrouver des choses simples (rappel de l’Etre et de l’Avoir). Ne pas rechercher à tout prix la consommation.

3) Dans la maison commune, nous sommes tous frères. Comment le vivons-nous : avec nos frères d’aujourd’hui ? Avec ceux de demain, qui risquent d’hériter d’une Terre appauvrie et polluée ? Les chrétiens sont-ils particulièrement concernés par ces questions ?

En en parlant, en agissant, en mobilisant les jeunes par l’exemple. Chrétiens concernés ? On ne sait pas très bien. //  La création est l’oeuvre de Dieu : il faut savoir partager. Les chrétiens sont particulièrement concernés : il faut être attentifs aux autres. //   Inquiétude commune et prise de conscience qui se développe.                                                                                                                                                          

4 Pour cette fraternité, à quoi sommes-nous prêts à renoncer (sobriété, gaspillage, recyclage, …) ? Cela a-t-il un rapport avec le Carême (un jour par semaine sans viande et sans poisson) ? Lister ce qui nous semble superflu et que nous voulons abandonner.

Essayons de ne pas gaspiller. Circuit de recyclage des surplus des repas dans les collectivités. Rôle des média, qui incitent à la consommation plus qu’ils n’informent. Mieux gérer son temps (voir le site : Carême dans la ville). // Sobriété : savoir vivre en consommant moins. Résister à la pub. Savoir être au service des autres.

(notes prises par Annick, Juliette et Claude, résumées par PM)

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